du 2 au 6 août 2025

Jour 1 – Montée au refuge du Maupas

Samedi matin, 7h30 sur le parking du gymnase. C’est le départ pour 5 jours en haute-montagne. Nous vérifions les sacs, et nous partageons le matériel à monter. Nous pouvons remercier Camille, Mathieu et Louis qui ont fait les Sherpas deux jours plutôt et qui nous on fait une dépose de nourriture là-haut. Nous passerons 4 nuitées au refuge du LHM situé à 2470m d’altitude, au pied du Maupas.

Nous prenons le temps de monter les 1300 mètres de dénivelé positif jusqu’au refuge du Maupas. Le temps est avec nous.  Malgré le brouillard épais, il est fort appréciable de monter par ce temps frais. Après avoir pris nos quartiers nous faisons la connaissance de nos colocataires d’altitude, Nora et Sara les aides gardienne et Jacinthe la bergère. Nous avons consacré un petit moment en fin de journée à des révisions de manip’ : des anneaux de buste, cabestan et demi-cabestan, etc.

Jour 2 – Ascension du Pic de Boum (3006 m) D+600

Nous partons pour l’ascension par la voie normale. Le groupe a vécu sa première immersion en haute montagne. Pour la majorité des jeunes, ce fut leur premier « 3000 », avec une gestion de corde adaptée aux conditions d’une voie normale, de quoi se mettre gentiment en jambe. Nous profitons de là vous pour admirer le glacier de la Maladeta et la suite d’aventures pour demain. Une partie de belote au grand air complétera cette première journée en altitude.

Jour 3 – Ascension du Maupas par l’arête Est

La journée la plus technique du séjour, avec environ 7 heures passées sur l’arête. Le parcours total a duré environ 12 heures, avec 700 « seulement » mètres de dénivelé positif. Une arête bien découpée. La journée commence par une marche d’approche où beaucoup ont franchi leur premier névé. Nous nous encordons au pied du col de Boum, la première partie est pleine d’éboulis et la seconde est constituée d’un grand dièdre au rocher rouge et lisse. Le groupe de trois cordées se met en place et prend son rythme. Malheureusement, à mi-parcours, la cordée de queue, fatiguée, a dû renoncer. Ethan, chargé de récupérer les coinceurs, a certainement fourni un effort trop important. Accompagné de Laurent, ils réchappent donc et prennent le chemin du retour à mi-parcours, ayant déjà effectué plus de 2 heures sur l’arête. C’est à cette occasion que nous croisons deux Espagnols (Deux guignols ?), en solo, mais pas vraiment à l’aise non plus sur l’arête, avec une technique et un matériel intrigant. Nous repartons donc à deux cordées. Vers la fin de la course nous rencontrons deux passages plus grimpants avec un vieux piton, rare point fixe dans la voie. Ensuite, l’arête s’élargit et les difficultés disparaissent. Nous atteignons le sommet à 17h. Nos compagnons, rentrés au refuge, nous observent à la jumelle et échangent avec nous au talkie. 2h plus tard nous revoilà dans notre abri tous réunis.

Jour 4 – Journée de récupération active

Après la journée exigeante de la veille, nous avons choisi une randonnée autour des lacs : lac Bleu, lac Charles, lac Célinda. Pour éviter un passage raide du sentier, emprunter à la montée, nous sommes descendus au lac Vert avant de remonter au lac Bleu.

Jour 5 – Ascension du Grand Quayrat et descente par le Sentier des Mines

Pour cette dernière journée, nous avons opté pour une sortie moins technique, mais toujours exigeante, avec environ 900 mètres de dénivelé positif et 2200 mètres de dénivelé négatif. Après un départ à 7h et 1h30 de marche, nous effectuons une dépose 500 mètres en dessous de la brèche entre le petit et le grand Quayrat. Nous y montons hors sentier, droit dans les pentes herbeuses en suivant les cairns. Une fois au col, nous nous encordons et faisons la majeure partie de l’ascension en laisse. Nous terminons par une courte portion d’arête, hors de la voie normale. Après avoir cassé la croûte au-dessus du lac du portillon d’ô, nous devons attaquer l’interminable descente. Comme souvent, la descente est la partie la plus pénible. Elle fut longue et éprouvante, difficile pour les genoux et les cuisses.

Ce séjour fut riche en premières expériences : les jeunes ont franchi leurs premiers 3 000 mètres, ont observé pour la première fois les isards, et ont découvert les petits glaciers pyrénéens, malheureusement en recul, témoins du changement climatique.

Cette sortie d’alpinisme a été une expérience formatrice et enrichissante pour tous. Entre apprentissages techniques, efforts physiques, découvertes naturelles et moments de solidarité, le groupe a progressé en confiance et en autonomie. Malgré les difficultés rencontrées et la descente finale éprouvante, les jeunes ont montré une belle maturité et un engagement exemplaire. Ce séjour laisse à chacun un précieux bagage pour ses futures aventures en montagne. Bravo !

Jean-Rick

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